Troubles mentaux sévères

Selon mon expérience personnelle, et les faits observés auprès de mes premiers patients, je précise ces points pour les patients qui présentent des diagnostiques psychiatriques sévères.

La pratique de la MPTS, notamment par les étirements sur les chaînes musculaires avec la respiration profonde engendre le réveil d’émotions. Celles-ci provoquent presque systématiquement des états de fatigue importants et des changements de comportement qui peuvent être perçus comme des réveils de symptômes. Il est impératif que la personne soit accompagnée dans ce processus de changement qui peut durer de quelques semaines à quelques mois.

La MPTS apporte dans tous les cas de la détente physique et donc psychologique, mais elle n’est pas magique ! Une restructuration de la morphologie est un processus de changement en profondeur qui prend d’autant plus de temps si les désordres psychologiques et les résistances sont importants. Prévoyez au minimum une dizaine de séances à raison d’une par quinzaine pour attendre des résultats. Par contre, si aucun résultat n’est observé au delà de cette échéance, le thérapeute préfère abandonner le traitement.

Qu’est-ce qu’un traumatisme psychologique ?

  • Souvent désigné comme TSPT (Troubles de stress post-traumatique), une action soudaine et violente face à laquelle un sujet n’est pas préparé à fuir ou à combattre. (Viol, agression, accident, attentat, décès d’un proche, etc)
  • Un contexte social/familial engendrant un climat de tensions et d’appréhensions continues. (Père/mère alcoolique, dépressif, violences conjugales, etc)
  • Un contexte social/familial sur-stimulant engendrant un non-respect du rythme du développement, ou/et des désirs du sujet. (Obligation de résultats, responsabilisations hâtives, objectifs trop exigeants, endoctrinement)
  • Un contexte social/familial sous-stimulant (Absence de contacts, d’explications, d’encouragements, etc)
  • Des “Non-dits” (Sujet non désiré, genre non désiré, tentatives d’avortement, mensonges sur son affiliation, etc)

Les causes énumérées ci-dessus n’engendrent pas forcément des traumatismes psychologiques durables. La sensibilité, la capacité de résilience ainsi que les soins réparateurs prodigués à temps permettent de ne pas conserver des tensions qui se convertissent à terme en “blocages émotionnels” pour laisser une emprunte sur la constitution de la morphologie.

Qui pratique la MPTS ?

Vous êtes nombreux qui, suite à la lecture de mon témoignage, me demandez où recevoir des soins MPTS dans votre région ?

Effectivement, Mme Christen, physiothérapeute, est à l’origine de la morpho-psychothérapie par le Souffle (MPTS). A ma connaissance, seul mon cabinet propose cette forme d’approche corporelle pour soigner les troubles considérés comme mentaux.

Je peux cependant vous orienter (sans garantie) sur les alternatives suivantes :

  • La MPTS est inspirée de la pratique kinésithérapeutique selon la méhtode Mézières, réputée efficace pour les soins de la fibromyalgie et autres affections dites psychosommatiques. Je vous invite à rechercher un praticien conscient des incidences des tensions psychologiques sur les chaînes musculaires et sur la constitution de la morphologie. La pratique des postures doit impérativement être proposée avec le travail respiratoire. (Souffle, souffle profond, expiration profonde).
  • Certaines postures de la MPTS s’approchent dans leur essence, à la TRE. Cette pratique pourrait apporter de la détente, défaire quelques traumatismes et améliorer la prise de conscience de son corps et de ses émotions. Préférez des séances individuelles qui tiennent compte du rythme du participant.
  • Renseignez-vous si, dans votre région, sont proposées des interventions de type Open Dialogue. Cette approche révolutionnaire développée originellement en Finlande, semble présenter des résultats probants lorsqu’elle intervient précocement à l’apparition des troubles.

Je ne recommande pas forcément certaines pratiques de Yoga et de Zen. En effet, pour avoir recueilli de nombreux témoignages, elles ne sont pas adaptées aux morphologies qui présentent des tensions musculaires et psychologiques chroniques et importantes. En aucun cas, il ne faudrait forcer le corps à exercer des postures éprouvantes.

Quels que soient les approches, aucune n’est “miracle” pour soigner la schizophrénie. Il faut être patient et ne pas fixer d’objectifs précis, sinon constater et se contenter de petites évolutions au jour le jour.

Le processus

1- Quelles causes peuvent engendrer des troubles ressentis comme mentaux ?

En MPTS, on considère que les troubles ressentis et désignés comme mentaux sont consécutifs à des causes multifactorielles, dont :

  • Une prédisposition génétique sous la forme d’une personnalité très sensible (tempérament “éponge”) aux facteurs environnementaux (voir conférence de M. Boris Cyrulnic, 34′) ;
  • Des facteurs environnementaux sous la forme d’un/des trauma/s subit/s in-utéro ou/et dans la petite enfance, parfois plus tard. Sont considérés par “traumas”, un/des, choc/s psychologique/s important/s, parfois vécu/s et transmis involontairement par la mère.

La sévérité des troubles dépend de l’ancienneté et de l’intensité des traumas subits par le sujet. Le souvenir des événements est le plus souvent inconscient à son esprit.

D’autres facteurs environnementaux plus sournois et chroniques tels que des climats familiaux tendus, des objectifs éducatifs prématurés ou inadaptés, des “non-dits” relatifs à ses origines, etc. peuvent engendrent également des tensions qui, à terme, altèrent le développement de la morphologie.


2- L’expérience dissociative

Lors de violences extrêmes et incompréhensibles, sans échappatoire, impossibles à moduler car échappant à tous les repères acquis, le sujet est alors victime d’une expérience dissociative.

Confronté au danger, le corps sécrète des taux d’adrénaline et de cortisol (hormones qui préparent le corps et se défendre) si intenses qu’elles en deviennent toxiques pour l’organisme. Face à ce danger de mort imminente, le corps réagit par un système in extremis de survie en sécrétant intensément des drogues “dissociantes” endogènes, des endorphines et des drogues dites “kétamine-like” qui vont faire disjoncter les circuits limbiques et, du coup, éteindre la réponse émotionnelle, et ce malgré le fait du danger toujours présent.

Dès lors, le sujet ne ressent plus ni émotion ni douleur physique. En état de choc, il se perçoit comme “hors de son corps”, dépersonnalisé, incapable de réagir. Sa vie se poursuit, mais en présentant une difficulté de développement.

Réf. “La mémoire traumatique en bref“, Muriel Salmona


3- La croissance dissociative

En raison de cette expérience dissociative, le sujet génère lors de sa croissance une attitude de défiance et d’évitement face aux apprentissages usuels de l’existence. Plutôt que d’apprendre dans le but de se réaliser, il apprend dans le but de s’adapter en évitant les situations de conflit et de confrontation, car génératrices de stress qui ravive les souvenirs douloureux. On parle alors de “croissance dissociative.


4- Incidences des traumas sur la croissance morpho-psychologique

Biologiquement, le corps sécrète des charges “inappropriées” de cortisol et d’adrénaline (hormones qui préparent le corps à réagir face aux agressions) qui, à terme, rigidifient les chaînes musculaires, les fascias et le diaphragme (muscle assurant la respiration et la digestion).

Sur la durée, ces tensions plus ou moins chroniques sur les chaînes musculaires empêchent un développement harmonieux de la colonne vertébrale et provoquent divers tassements et des adaptations dites “négatives” de la verticalisation.

0-7 ans, dites phase de croissance rapide
7-14 ans, dites phase de socialisation
14-21 ans, dites phase de synthèse

5- Aspects pathologiques de la verticalisation

Au terme de la croissance, le corps accuse des aspects pathologiques de la verticalisation sous des formes décrites dans les schémas ci-dessous, ainsi que des aspects pathologiques du “Respir”, sous la forme de respiration thoracique, hyper/hypo ventilation, respiration sans pause, etc.

Les adaptations dites “négatives” du corps – souvent silencieuses lors de la croissance – sont considérées comme des conséquences de la croissance, et souvent non traitées. Dès lors, les “mémoires” des traumas s’encapsulent et conditionnent la morphopsychologie qui “exprime” tant son “bien-être” lorsqu’elle ne présente pas de “défaut”, que son “mal-être” sous la forme de souffrances ressenties sur le plan mental. Seule une actions concrète sur le corps peut déranger, interroger et libérer ces mémoires.

Aspects pathologiques de la verticalisation, ou tassements
Aspects visibles et invisibles des adaptations dites “négatives”

6- Aspects pathologiques de la respiration, ou du “respir”

Les énergies circulant entre la zone cognitive (la tête-cogitation) et la zone métabolique (le ventre-émotions) sont du coup perturbées par les diverses adaptations de la verticalisation et du respir. En MPTS, on parle de discordance psycho-émotionnelle, ou simplement de blocage émotionnel.

Les émotions, ressenties dans la zone métabolique, continuent à être “traitées” de manière confuse par le cerveau, qui continue à émettre des hormones de stress. Il en résulte un état quasi chronique d’agitation (troubles mentaux) au détriment d’un état de calme, de repos et de détente que génère la sécrétion de sérotonine produite essentiellement par l’intestin.

Dans le cas de la schizophrénie, ce désordre est tel que le sujet ne perçoit plus ses propres pensées comme étant les siennes. Il en découle, entre autres, des hallucinations auditives, visuelles, olfactives, etc. Dans une moindre mesure, cette discordance se manifeste au travers des nombreux symptômes psychologiques et/ou psychosomatiques ressentis parfois comme une fracture entre le haut (la tête) et le bas de son corps (le ventre).

Cette structure – ou organisation – ou carapace – morpho-psychologique est épigénétiquement inscrite au sein de chacune des cellules qui composent notre corps. Le mental (et donc ses troubles !) représente l’expression de cette organisation encapsulée dans la chair.

En d’autres termes, le mental est une notion immatérielle, dont la manifestation peut se classer en autant de descriptions que d’individus, alors que les adaptations inscrites au niveau du corps sont visibles, palpables et rectifiables de manière tangible.


7- La thérapie

La thérapie consiste à placer le corps dans les postures de la géométrie symbolique (dites “parfaites”) du corps humain, puis, grâce à des étirements, assistés du souffle profond, d’apporter les corrections dans le sens du rétablissement. Le souffle profond, ou “respir” pratiqué selon une technique spécifique à la MPTS, permet d’inscrire la correction au niveau des cellules.

Au fur et à mesure de la thérapie, les chaînes musculaires se délient et le corps retrouve ses qualités naturelles de verticalité, de mobilité, de souplesse, d’efficacité et de “respir” – soit redevient “tel qu’il aurait dû se présenter sans les traumas” ; en même temps que le cerveau retrouve une plasticité cérébrale débarrassée de ses cogitations inutiles.

Cette action constitue l’un des 5 axes démontrés par l’épigénétique (alimentation, relations sociales, gestion du stress, exercices, plaisir dans l’action) permettant de moduler et d’apaiser l’expression des gênes, et donc les agitations mentales.

Explication succincte de l’épigénétique – Joël de Rosnay

Références bibliographiques :

  • “Au centre du corps, le souffle”, Elie Christen, Editions LEP, 1996“SCHIZO”, Frédéric Meuwly, Editions Abysses, 2020
  • “Le livre noir des violences sexuelles”, Muriel Salmona, Dunod, 2019
  • “La bio-énergie”, Dr Alexander Lowen, Tchou, 1979
  • “L’analyse bioénergétique : Une thérapie psychocorporelle”, Alexander Lowen, Enrick Editions, 1975
  • “Tout est langage”, Françoise Dolto, Folio, 1984
  • “L’Image inconsciente du corps”, Dolto, Ed. du Seuil, 1984
  • “La symphonie du vivant, comment l’épigénétique va changer votre vie”, Joël de Rosnay, Poche, 2019
  • “Zen et vie quotidienne, la pratique de la concentration”, Taisen Deshimaru, Albin Michel, 1965
  • “Le don de la grâce”, Karlfried Graf Durckheim, Ed. du Rocher, 1992

L’art du papier découpé

Ci-dessous, vous pouvez découvrir quelques découpages, soit cet art qui m’a permis de canaliser naturellement mes angoisses de l’époque.

L’arche de Noé, mon premier découpage – 1988
Garçon qui observe un champignon – 1999
Chef Sioux – 1999
Un découpage sur une série d’animaux en voie de disparition – 1999
Un découpage sur une série d’animaux en voie de disparition – 1999
Freddie Mercury, statue à Montreux – 2008
B.B. King au jazz festival de Montreux – 2008

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Anciennes versions du livre

« SCHIZO – Frédéric Meuwly – ISBN 978-2-83-992598-3 », remplace les versions précédentes publiées sous le pseudonyme Cédric Norback. Le contenu est identique à « Le Zen de Vitruve », mais présente une qualité littéraire plus aboutie. La 1ère partie de SCHIZO est similaire à « Quand j’étais schizophrène ».

“Le Zen de Vitruve”, contenu identique à SCHIZO
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est QuandJ-2.jpg.
“SCHIZO”, contenu équivalent à
la première partie de SCHIZO

Ex-patients de Mme Christen, contactez-moi !

Vous avez été patient de Mme Eliette Christen qui travaillait à la résidence « Les Marines », à Villeneuve ?

Quels que soient les soins qui vous ont été prodigués, je cherche à entrer en contact avec les ex-patients de Mme Christen.

En effet, personnellement en thérapie avec elle pendant plus de dix ans, nous avons beaucoup échangé à propos de situations dont elle citait des exemples de soins, notamment en établissant des liens entre la réhabilitation physique et la libération de mémoires traumatiques.

Je cherche donc activement des personnes qui seraient disposer à échanger à ce propos. J’assure la confidentialité de nos échanges et le respect de l’implication souhaitée, ou non, de chacun.

N’hésitez pas, contactez-moi !